Lorsqu’un témoin s’allume au tableau de bord, plusieurs personnes pensent qu’il suffit de brancher un scanner pour savoir immédiatement ce qui est brisé. Le scanner affiche un code, on remplace la pièce et le problème est réglé. Dans certains cas simples, la recherche peut effectivement être rapide. Mais dans beaucoup d’autres situations, lire un code n’est que la première étape du diagnostic.
Le véritable travail consiste à comprendre pourquoi ce code a été enregistré et à trouver la cause réelle du problème.
Lire les codes : la première étape
Lorsqu’un technicien branche un scanner sur un véhicule, il peut communiquer avec différents modules électroniques. Selon le véhicule et l’équipement utilisé, il peut notamment consulter :
- les codes enregistrés;
- les codes présents;
- les données des capteurs;
- certaines informations enregistrées lors de l’apparition du problème;
- l’état de certains systèmes.
Ces informations sont extrêmement utiles, mais elles doivent ensuite être interprétées.
Le code indique où commencer à chercher
Imaginons qu’un code indique un problème dans le circuit d’un capteur. Le technicien sait maintenant qu’il doit examiner ce circuit. Il peut ensuite devoir déterminer si le problème provient du capteur, de son alimentation, de la masse, du fil de signal, d’un connecteur, du module qui reçoit l’information ou d’un problème mécanique qui produit une donnée anormale.
C’est cette recherche qui constitue le diagnostic.
Le technicien doit comprendre comment le système fonctionne
Avant de tester correctement une composante, il faut savoir comment elle est censée fonctionner. Par exemple : quelle tension doit être présente? Quelle forme doit avoir le signal? Dans quelles conditions le système fonctionne-t-il? Quel module commande la composante? Quelles autres données peuvent influencer son fonctionnement?
C’est pourquoi le diagnostic moderne nécessite à la fois des connaissances en mécanique, en électricité, en électronique et en informatique automobile.
Les données en direct peuvent être très importantes
Le scanner ne sert pas uniquement à afficher un numéro de code. Il permet aussi d’observer le comportement de différents capteurs pendant que le véhicule fonctionne. Un technicien peut ainsi comparer les températures, les pressions, les vitesses, les tensions, les corrections effectuées par le calculateur et différentes valeurs provenant des modules.
Une valeur inhabituelle peut fournir un indice important, mais il faut comprendre ce que cette valeur signifie.
Le multimètre
Pour certains problèmes électriques, le technicien peut utiliser un multimètre. Il permet notamment de vérifier une tension, une résistance, une continuité, certaines alimentations et certaines masses. Mais obtenir 12 volts sur un fil ne confirme pas nécessairement que le circuit fonctionne correctement sous charge. D’autres tests peuvent donc être nécessaires.
L’oscilloscope
Pour certaines pannes, particulièrement celles impliquant des signaux rapides, un oscilloscope peut devenir extrêmement utile. Il permet de visualiser graphiquement un signal électrique. Le technicien peut alors observer la forme du signal, sa fréquence, son amplitude, des coupures momentanées et des anomalies qui seraient difficiles à voir avec un simple multimètre.
C’est particulièrement utile pour certains capteurs, systèmes d’allumage et réseaux électroniques.
La machine à fumée
Une fuite d’air peut parfois provoquer des problèmes de fonctionnement du moteur et des codes de mélange. Certaines fuites sont très petites et pratiquement impossibles à voir. Une machine à fumée peut permettre d’introduire une fumée contrôlée dans un système afin de localiser une fuite. Encore une fois, le scanner peut avoir fourni l’indice initial, mais il ne pouvait pas montrer physiquement l’endroit de la fuite.
Les tests mécaniques sont parfois indispensables
Tous les problèmes qui produisent un code électronique ne sont pas nécessairement électroniques. Un moteur peut présenter un problème mécanique qui entraîne ensuite une valeur anormale détectée par l’ordinateur. Le technicien peut donc devoir effectuer un test de compression, un test d’étanchéité, un test de pression de carburant, une inspection visuelle ou différentes vérifications mécaniques.
Le scanner ne remplace pas ces tests.
L’essai routier fait aussi partie du diagnostic
Certains problèmes apparaissent seulement à chaud, à froid, à une certaine vitesse, en accélération, en décélération ou après plusieurs minutes de conduite. Dans ces situations, le technicien peut devoir effectuer un essai routier tout en observant les données du véhicule. Un problème qui n’apparaît qu’une fois sur dix sera évidemment plus difficile à diagnostiquer qu’une panne constante.
Pourquoi certains diagnostics prennent-ils plus de temps?
Parce qu’une panne automobile ne se présente pas toujours avec une grosse flèche indiquant « La pièce défectueuse est ici ». Les problèmes intermittents peuvent être particulièrement difficiles. Par exemple, un fil peut perdre contact seulement lorsque le moteur bouge, que la température change, que le véhicule passe sur une bosse ou que de l’humidité entre dans un connecteur. Trouver ce type de problème demande parfois plusieurs vérifications.
La description du client est importante
Le diagnostic commence même avant de brancher le scanner. Une bonne description du problème peut faire économiser beaucoup de temps. Par exemple, « Le véhicule ne démarre pas » est utile, mais « Après environ 30 minutes de route, si j’arrête le moteur pendant cinq minutes, il tourne normalement au démarreur mais ne repart pas avant d’avoir refroidi » est beaucoup plus précis. Les conditions dans lesquelles le problème survient peuvent orienter énormément le diagnostic.
Pourquoi facturer du temps de diagnostic?
Parce que le client ne paie pas simplement pour que quelqu’un branche un appareil. Il paie pour l’équipement, l’accès aux informations techniques, les connaissances du technicien, les tests, l’analyse, le temps nécessaire pour reproduire le problème et l’interprétation des résultats. Le but est d’éviter de remplacer inutilement des pièces en espérant tomber sur la bonne.
Un diagnostic peut éviter beaucoup de dépenses inutiles
Imaginez deux approches. Dans la première, on change une pièce, le problème demeure, on en change une deuxième, toujours le même problème, et on finit par découvrir que la cause était ailleurs. Dans la deuxième, on analyse le système, on effectue les tests nécessaires, on identifie la défaillance et on remplace la pièce ou on répare le circuit responsable.
La deuxième approche demande parfois davantage de temps avant la réparation, mais elle peut éviter de payer pour plusieurs pièces inutiles.
Vous avez un témoin allumé ou un problème intermittent?
Chez Pneus & Mécanique St-Jean à Lévis, nous utilisons différents outils de diagnostic selon le problème rencontré. Notre objectif est de comprendre pourquoi le véhicule présente le problème, plutôt que de simplement remplacer la première pièce mentionnée par un code. Communiquez avec nous pour prendre rendez-vous pour un diagnostic.
